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Nouveau sursis pour les tarifs réglementés d’EDF

 

logo edfLe conseil d’État a estimé que les tarifs réglementés de l’électricité devaient être maintenus en France. Sachant que plus de 80 % des ménages payent aujourd’hui les tarifs réglementés, le sujet est important.

 

 

 

 

 

 

 

Défendant le principe de libre concurrence, les fournisseurs d’énergie alternatifs et Engie, fournisseur historique, avaient saisi la plus haute juridiction administrative pour demander la fin des tarifs réglementés.

L’Etat avait suivi cette position en affirmant que les tarifs réglementés étaient contraires aux droits européens et donc entravaient à la concurrence. Il estime que l’électricité est un bien de première nécessité et qui n’est pas substituable. Ainsi, selon le conseil d’Etat, la fin des tarifs réglementés risquerait une volatilité des prix. Elle ne pourrait être encadrée de manière appropriée par des mesures temporaires.

Les consommateurs sont rassurés : ils peuvent tester les offres des fournisseurs d’énergie alternatifs et revenir aux tarifs réglementés d’EDF s’ils le souhaitent.

Or, les fournisseurs alternatifs contestent l’idée que les tarifs réglementés permettent une meilleure stabilité des prix. Ils souhaitent la fin des tarifs réglementés afin de protéger les intérêts des consommateurs.

Le maintien des tarifs réglementés évite surtout à EDF d’avoir à faire des gains de productivité supplémentaires. Mais, cela ne l’empêche pas malgré tout de perdre des clients. En effet, en 2017, un million d’abonnés aux tarifs réglementés ont quitté l’opérateur historique.

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