edf vers un rebond économique

Vers un rebond économique d’EDF ?

On le sait, EDF ne s’est pas toujours bien porté financièrement. Après la crise économique de 2008, le groupe français a connu comme beaucoup d’autres entreprises, de mauvais jours.

 

Une dette qui n’en finissait pas de s’allonger

Le groupe est le leader français et européen de la production et de la fourniture d’électricité. Jusqu’en 2017, il était également le leader mondial, mais s’est fait détrôner par une compagnie chinoise. Historiquement, EDF est le producteur et le distributeur français d’électricité, avec un monopole qui n’a cessé que dans les années 2000. Cependant, 85% d’EDF appartient toujours à l’État.

Ces dernières années, EDF a connu des hauts et des bas, parsemés de doutes sur l’avenir du groupe. Ainsi, entre 2012 et 2013, la dette du groupe a été allégée de 8 milliards d’euros, alors que pendant les deux années suivantes EDF l’a augmenté de 4 milliards d’euros. De plus, en 2015, les bénéfices du groupe ont chuté par rapport aux années précédentes. 

EDF a également dû supprimer des postes, et continue de le faire, avec un objectif de suppression de 6 000 à 7 000 postes d’ici fin 2019.

En 2016, la dette du groupe s’élevait à hauteur de 36 milliards d’euros.

EDF va également fermer sa plus vieille centrale, celle de Fessenheim, qui fonctionne depuis 1978, soit depuis 40 ans, or elle n’était pas censée dépasser les 30 ans de fonctionnement. Elle est aujourd’hui trop chère à entretenir et est souvent en panne.  

Une grosse partie du chiffre d’affaires d’EDF se fait en dehors des frontières, d’où la nécessité d’investir dans des projets étrangers.

EDF mise sur l’étranger pour son rebond économique

Pour faire face à ses problèmes économiques, EDF n’hésite pas à revendre ses parts de certains sites, pour pouvoir investir dans d’autres projets.

La société française a une grande place outre-manche. En effet, Edf est implantée au royaume uni, à Londres, sous le nom d’EDF energy.  

EDF, qui avait investi dans des projets de parcs éoliens au Royaume-Uni, va revendre 49% de ses parts, pour une valeur de presque 800 millions d’euros. Son but est de récupérer des fonds pour investir dans d’autres projets notamment pour la production d’énergie renouvelable mais également des centrales nucléaires.

EDF pourrait vendre 20% du capital de ses 8 centrales nucléaires au Royaume-Uni. Cependant, le géant énergétique français souhaite rester le propriétaire majeur du capital. Il pourrait vendre cette part au chinois CGN, qui est déjà partenaire d’EDF energy.

Toujours chez les Britanniques, la société française doit aussi construire 2 nouveaux réacteurs EPR au niveau du site d’Hinkley Point. L’investissement devrait représenter presque 23 milliards d’euros.

Le groupe vient également de signer un contrat avec l’Inde, qui compte plus d’un milliard de citoyens, en partenariat avec General Electric. Les deux partenaires devraient construire 6 réacteurs nucléaires à Jaitapur.

A côté de ça, EDF vient de revendre ses parts du terminal méthanier de Dunkerque LNG en partie à des Coréens mais également à d’autres groupes comme Crédit Agricole Assurance.

Avec l’ensemble de ces reventes et les investissements dans des projets nouveaux, EDF pourrait remonter la pente et réduire sa dette. Mais la fragilité financière du groupe pourrait refaire surface, notamment avec l’ouverture à la concurrence de l’hydraulique, qui avait été demandée en 2010, qui pourrait faire de l’ombre à EDF.

 

Articles associés